En ce mardi soir, les deux coachs disposaient de joueurs expérimentés pour composer leur milieu de terrain. Si Franck Dumas pouvait s'appuyer sur Benjamin Nivet et Anthony Deroin, le tandem Patrice Carteron - Noël Tosi (connu du côté de Cherbourg) pouvait lui aussi compter sur des éléments aussi précieux que Mickaël Isabey et Eric Carrière. Les coachs bourguignons décidèrent de composer un bloc équipe positionné assez bas sur le terrain, un dispositif qui céda dés la fin du premier quart d'heure. On jouait depuis 16 minutes lorsque Titi Deroin se plaçait démarqué au c½ur de la défense bourguignonne, réclamant à renfort d'un signe de la main le ballon à Steeven Langil. La fusée normande avait bien vu son capitaine et lui transmettait la balle dans la profondeur, Titi Deroin n'avait plus qu'à battre le portier dijonnais pour ouvrir le score.
Avant d'encaisser ce premier but, la défense bourguignonne avait subi quelques avaries sur son couloir gauche. A deux reprises les centres normands auraient dû faire mouche. A la 4ème minute, Kandia Traoré était un peu court pour reprendre le ballon remisé par Sambou Yatabaré et Steeven Langil tirait au dessus. A la 13ème minute c'était Barzola qui repiquait le ballon dans l'axe, malheureusement pour Caen personne n'y croyait vraiment et le ballon filait.
Dijon tentait de se montrait dangereux en contre, la plus belle occasion pour les visiteurs en première période fut un coup franc d'Anthony Vosalho, consécutif à une faute de Jérémy Sorbon sur Mickaël Isabey. Mené 1-0, les hommes de Noël Tosi restaient campés dans leur camp, le danger venait surtout des couloirs où évoluaient Mathieu Robail et l'expérimenté Mickaël Isabey. La bataille du milieu basculait néanmoins en faveur du Stade Malherbe, seul Steeven Langil peinait pour prendre de vitesse son vis-à-vis bourguignon, Hervé Batomenila.
Le SM Caen jouait avec le feu en se montrant incapable de plier le match. A un quart d'heure du terme de la rencontre, les attaquants normands manquèrent le K.O à deux reprises. C'était cette fois ci le couloir droit de la défense bourguignonne qui rompait. La première fois, un travail énorme de l'entrant Youssef El Arabi, aurait mérité un meilleur sort. Le jeune attaquant caennais devait pester quand il vit son centre parfait vendangé par Kandia Traoré. La seconde fois les attaquants normands échouaient sur un centre de Kandia Traoré qui glissait sous la chaussure de Benjamin Nivet. Dijon se découvrait pour tenter de grappiller un point, mais Caen ne parvenait plus à profiter des espaces tout en préservant l'essentiel.


